Un marché toujours chahuté par les craintes autour de l’IA…

La semaine dernière a de nouveau été marquée par des turbulences, plusieurs secteurs subissant encore les craintes exacerbées de disruption. Après les logiciels, cette défiance s’est propagée aux gestionnaires de patrimoine, aux fournisseurs de données, aux services immobiliers et aux entreprises de transport. Dans ce climat, la simple annonce par une start-up d’IA du lancement d’une nouvelle fonctionnalité suffit désormais à envoyer tout un secteur au tapis. Sur le plan macroéconomique, la dernière publication de l’emploi américain, meilleure qu’attendu, relance le débat sur le calendrier des prochaines décisions de la Fed. Les États-Unis ont enregistré 130 000 créations d’emplois, contre 70 000 attendues, et le taux de chômage a reculé à 4,3 %, contre 4,4 % anticipés. Ces chiffres constituent une bonne nouvelle sur le plan économique, mais renforcent l’idée que la Fed devra maintenir ses taux à un niveau élevé plus longtemps. En conséquence, le marché a repoussé l’échéance probable de la prochaine baisse de taux, réduisant la probabilité d’un mouvement en juin au profit du mois de juillet. Cependant, le détail des chiffres montre qu’en dehors de quelques secteurs (public, santé, loisirs), l’emploi se dégrade déjà dans l’industrie, la finance, la tech ou le commerce. Le marché du travail est donc moins solide qu’il n’y paraît. Par ailleurs, l’inflation publiée vendredi est ressortie légèrement inférieure aux attentes, à 2,4 %, se rapprochant ainsi de l’objectif de la banque centrale. Cela vient renforcer l’espoir de plusieurs baisses de taux au cours de l’année. Benyamin Netanyahou s’est rendu aux États-Unis la semaine dernière pour discuter avec Donald Trump de la situation en Iran. Il a tenté de convaincre le président américain d’adopter une ligne dure et d’exercer une pression maximale afin de mettre fin aux programmes nucléaire et balistique iraniens. Donald Trump a rappelé qu’il préférait, pour le moment, privilégier la voie diplomatique, tout en menaçant de conséquences « très traumatisantes » en l’absence d’accord. La fin de la semaine a de nouveau été marquée par les craintes sur la rentabilité des investissements dans l’IA, qui ont une nouvelle fois pesé sur les indices américains, en baisse de 1,39 % pour le S&P 500, tandis que l’Europe surperforme encore, avec une progression de 0,09 % pour le STOXX Europe 600.

 

 

 

Dorian Foulon

Cette page a été publiée le 16/02/2026