Donald Trump aurait finalement renoncé à frapper l’Iran, après que ses alliés dans la région, notamment l’Arabie saoudite et le Qatar, l’aient convaincu de ne pas passer à l’action. Cette décision a entraîné une baisse des prix du pétrole, qui avaient augmenté depuis le début des contestations en Iran. Néanmoins, Trump étant coutumier des revirements, la prudence reste de mise quant à la pérennité de ce choix. Il continue toutefois de renforcer la pression sur le Groenland, faisant planer un risque géopolitique majeur. Certains pays, à l’image de la France, ont envoyé des troupes sur place afin de dissuader toute initiative militaire américaine, ce qui semble pour l’instant avoir fonctionné. En contrepartie, cette réussite a ravivé le risque de guerre tarifaire. Donald Trump a en effet brandi la menace de droits de douane pour pousser le Danemark à céder le Groenland aux États‑Unis. Le président américain a annoncé son intention d’appliquer des droits additionnels de 10 % début février, puis de 25 % dès le mois de juin, aux huit pays européens ayant déployé du personnel militaire au Groenland. Sont concernés l’Allemagne, le Royaume‑Uni, la France, les Pays‑Bas et les pays scandinaves, à savoir le Danemark, la Norvège, la Suède et la Finlande. L’Union européenne prévoit de riposter sur le plan économique, estimant qu’il s’agit d’un chantage dangereux. Une surtaxe pourrait viser jusqu’à 93 milliards d’euros d’importations américaines, selon plusieurs rumeurs concordantes. Le Canada pourrait également apporter un soutien indirect à l’UE en envoyant à son tour des soldats au Groenland, afin de participer à des exercices militaires aux côtés des alliés de l’OTAN. Sur un registre plus rassurant, jeudi, les résultats publiés par TSMC ont provoqué une forte hausse du secteur des semi‑conducteurs, en particulier des valeurs industrielles spécialisées dans la fabrication de machines utilisées pour produire ces composants. TSMC a en effet annoncé d’importants investissements, profitables à l’ensemble de la chaîne de valeur. Le début d’année est difficile pour les marchés américains, qui continuent de sous‑performer sur la semaine, avec une baisse de 0,38 % pour le S&P 500, contre une hausse de 0,77 % pour le STOXX Europe 600. Les craintes liées à l’IA restent présentes, auxquelles s’ajoutent des doutes sur l’indépendance de la banque centrale, dans un contexte de réallocation tactique, alors que l’écart de P/E entre les deux zones persiste, même s’il s’est réduit depuis quelques semaines.