Les négociateurs iraniens et américains se sont retrouvés vendredi à Oman et les discussions ont été jugées constructives. Les deux pays ont réaffirmé leur volonté de les poursuivre. L’Iran a toutefois indiqué qu’il ne renoncerait pas à l’enrichissement d’uranium, « même en cas de guerre », alors qu’il s’agit de l’une des principales exigences de Donald Trump. Téhéran se dit néanmoins prêt à envisager « une série de mesures de confiance concernant le programme nucléaire », en contrepartie d’une levée des sanctions internationales qui asphyxient son économie. En Europe, la BCE a, pour la cinquième fois, maintenu ses taux inchangés lors de sa réunion de jeudi dernier. Le discours s’est voulu rassurant, l’institution estimant que l’inflation devrait se stabiliser à moyen terme autour de son objectif de 2 %. L’économie continue de bien résister malgré un contexte mondial difficile, portée par le faible chômage, des bilans privés solides, la montée en puissance des dépenses publiques (défense, infrastructures) et l’impact encore positif des baisses précédentes des taux directeurs. La BCE a donc confirmé son point de vue, estimant que, dans ces conditions, aucun soutien supplémentaire n’apparaît nécessaire à ce stade. Au Japon, la Première ministre Sanae Takaichi a réussi son pari en obtenant la majorité absolue à la chambre basse à l’issue des législatives anticipées. Cette victoire lui offre un horizon plus long pour mener à bien son programme de réformes. La Bourse de Tokyo a fortement progressé, portée par ses promesses de hausse des dépenses publiques, tandis que les obligations ont reculé dans un contexte de dette déjà très élevée. La semaine dernière a de nouveau été marquée par la sous-performance des valeurs technologiques en Bourse. La « vieille économie » a repris le devant de la scène, sur fond de doutes persistants autour de l’IA. Ce sont donc les indices plus traditionnels qui ont surperformé. Le Dow Jones a d’ailleurs franchi son plus haut historique, dépassant le seuil des 50 000 points, alors que le Nasdaq 100 reste à plus de 4 % en dessous de son record. L’Europe se comporte également mieux, les valeurs d’IA et technologiques y étant peu représentées par rapport à de nombreux secteurs traditionnels comme les banques, l’assurance, l’industrie, les télécoms, les services publics, l’énergie ou encore les produits de base. Sur la semaine, le S&P 500 termine ainsi en légère baisse de 0,1 %, limitant la casse grâce à une forte séance de rebond vendredi. Le STOXX Europe 600 finit, lui, en hausse de 1,0 %.