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Inflation et prix du pétrole vont piloter les marchés financiers jusqu’aux élections américaines.

Septembre 2026

Juillet et août ont offert un tableau boursier positif mais contrasté, marqué par la résurgence du conflit américano-iranien et l'envolée du prix du baril. L'accord-cadre de juin n'aura tenu que quelques semaines : la reprise des hostilités mi-juillet a ravivé l'incertitude sur les marchés. Les Bourses européennes ont fait preuve d'une relative résistance, portées par de solides résultats d'entreprises et un raffermissement de la conjoncture, tandis que les indices américains ont subi une correction sévère des semi-conducteurs en juillet, partiellement effacée en août. Sur la période, les indices progressent en euro de 2.7 % au Japon, de 1.2 % en Europe, de 0.9 % aux États-Unis et reculent de 1.8 % dans les pays émergents. Les taux longs ont poursuivi leur remontée vers des niveaux historiquement élevés, sous l'effet conjugué du choc pétrolier, de la fermeté des banques centrales et des besoins de financement considérables des Etats et des acteurs de l'IA. En ce début de mois, la vigilance reste de mise. L'issue du conflit au Moyen-Orient demeure le facteur prépondérant pour l'ensemble des classes d'actifs. Nous anticipons des marchés encore hésitants, préservant leur tendance haussière de moyen terme mais exposés à un risque de correction modérée. Les actions américaines et technologiques pourraient rester sous pression malgré la détente de leurs valorisations, laissant davantage de potentiel aux marchés européens. Nous recommandons de profiter des replis — européens en priorité, américains ensuite — pour renforcer le poids des actions des portefeuilles encore sous-investis ou opérer des arbitrages vers des valeurs délaissées. Nos prévisions sur les indices français et japonais ont été abaissées pour fin décembre et juin 2027, celles des indices américains et européens étant maintenues. Le potentiel d'appréciation d'ici la fin d'année ressort à environ 3 % pour les actions européennes et 1 % pour les actions américaines et japonaises ; à horizon juin 2027, il atteint respectivement 6 %, 3 % et 4 %. Sur les actions, nous conservons une opinion Neutre à court terme, avec une légère sous-pondération sur les valeurs américaines et une légère surpondération sur les marchés européens et asiatiques. À moyen terme, nous maintenons une note Surpondérer, en particulier sur ces trois zones géographiques. Sur les produits de taux, la dégradation des tendances nous a conduits à abaisser notre opinion à court terme à Sous-pondérer, tout en restant Neutres à moyen terme. Seules les obligations à haut rendement européennes conservent une note Surpondérer à moyen terme. A court terme, nous adoptons une position Sous-pondérer sur les emprunts d'Etat européens et sur les obligations privées Investment Grade.

Aux Etats-Unis, l'économie a continué d’afficher une certaine résilience. Si la croissance du PIB au deuxième trimestre n’est ressortie qu’à 1.5 % en rythme annualisé, en retrait par rapport aux 2.1 % du trimestre précédent et en deçà du consensus, l’activité du troisième trimestre est mieux orientée. La demande intérieure privée reste solide, portée par l'investissement des entreprises, notamment dans les équipements liés à l'intelligence artificielle, qui progressent de près de 9 % sur quatre trimestres, leur rythme le plus élevé depuis 2021. Le marché du travail a été fluctuant. Les créations d'emplois non-agricoles décevantes en juin et juillet se sont nettement redressées en août à 162 000 postes. Le taux de chômage s’est stabilisé à 4.1 %, et Kevin Warsh a tenu à relativiser ce signal à Jackson Hole, insistant sur la notion de plein emploi et sur le fait que les inscriptions hebdomadaires au chômage demeurent proches de leurs plus bas historiques. L'inflation reste le point délicat : elle est revenue à 3.3 % en glissement annuel en juillet après avoir atteint 4.2 % en mai. Hors alimentation et énergie, elle n’atteint que 2.5 % mais reste bien au-dessus de la cible des 2 %. La remontée du pétrole à partir de mi-juillet n'a fait qu'alimenter ces inquiétudes. Pour autant, les indicateurs avancés pointent vers une réaccélération au troisième trimestre, avec une croissance annualisée de l'ordre de 2.5 %.

En zone euro, le tableau est plus encourageant qu'il ne l'était en début d'année. La croissance du PIB au deuxième trimestre est ressortie à 2.4 % en rythme annualisé, au-dessus du consensus. L’indice PMI composite remonte à 52 en août, au plus haut depuis novembre 2025, porté par le redressement de l'industrie allemande et une reprise de l'emploi. Le marché du travail résiste, avec un taux de chômage historiquement bas à 6.4 %, même si la demande des ménages reste contrainte par les prix élevés de l'énergie et le niveau des taux réels. L'inflation constitue le principal motif d'inquiétude. Après un reflux encourageant à 2.9 % en juin-juillet, elle est remontée plus que prévu à 3.3 % en août, sous l'effet d'une forte contribution des services et de l'énergie. La France fait figure d'exception préoccupante dans ce tableau : la croissance du PIB a été proche de 0 sur le semestre et la récession technique est évitée de justesse. Cette situation rend caduc l'objectif gouvernemental d'un déficit budgétaire à 5 % du PIB en 2026, dans un contexte où la dette publique atteint 117 % du PIB. L'agence Fitch a néanmoins confirmé la note A+ de la dette française, le prochain test devant l’agence Standard & Poor’s étant prévu le 27 novembre.

Le Japon a été au cœur de l'actualité monétaire et de change au cours de l'été. La Banque du Japon avait relevé ses taux directeurs à 1 % en juin avant d'observer une pause en juillet. Cette normalisation, conjuguée à un dollar sous pression, a contribué à un affaiblissement brutal du yen, qui a touché des plus bas de quarante ans, contraignant les autorités japonaises et américaines à une intervention coordonnée sur le marché des changes fin juillet, la première du genre depuis 1998. Sur le plan boursier, la Bourse japonaise affiche l'une des meilleures performances mondiales depuis le début de l'année, bénéficiant à la fois de la compétitivité retrouvée des exportateurs japonais et d'une dynamique bénéficiaire solide. Les rendements des obligations d'État japonaises à 10 ans ont atteint 2.80 %, au plus haut depuis 1997, contribuant à la remontée généralisée des taux longs mondiaux.

L’été a confirmé l'entrée dans une phase de durcissement monétaire généralisé, sous la pression conjuguée de la remontée des prix du pétrole et d'une inflation qui peine à refluer vers les cibles officielles. Les banques centrales des pays développés se trouvent dans une position inconfortable, tiraillées entre la nécessité de maintenir leur crédibilité anti-inflationniste et le risque de peser sur une croissance déjà modérée.

Côté américain, la réunion du FOMC du 29 juillet a entériné le maintien des taux dans la fourchette 3.50–3.75 %, mais c'est surtout le discours de Kevin Warsh à Jackson Hole, le 28 août, qui a retenu l'attention des marchés. Tranchant avec la communication jugée trop ambiguë des semaines précédentes, Warsh a clairement indiqué que les progrès sur l'inflation étaient « insuffisants » et que la Fed avait encore « du travail à faire ». Cette posture a amplifié la volatilité obligataire et porté la probabilité d'une hausse en septembre à plus de 55 %. En toile de fond, Donald Trump continue d'exercer des pressions publiques sur la Fed pour qu'elle baisse ses taux, soulevant des interrogations sérieuses sur l'indépendance de l'institution.

En zone euro, après la pause de juillet, la BCE a préparé les marchés à une nouvelle hausse de 25 points de base lors de sa réunion du 10 septembre, au vu de la remontée de l'inflation. Les marchés intègrent désormais cette hausse à quasiment 100 %. La question de la suivante, attendue d'ici le début 2027, reste plus ouverte, plusieurs membres du Conseil se montrant prudents face aux risques pour la croissance. Ailleurs, la Banque d'Angleterre maintient ses taux à 3.75 % tandis que des pays comme la Corée du Sud et la Nouvelle-Zélande ont procédé à des relèvements de 25 points de base, témoignant du caractère global du cycle de resserrement.

L'espoir suscité par la signature du mémorandum d'accord entre Washington et Téhéran en juin n'aura pas résisté à l'épreuve de l'été. Dès la mi-juillet, les hostilités ont repris, les deux parties s'accusant mutuellement de violations du cessez-le-feu. Le détroit d'Ormuz, partiellement rouvert après l'accord de juin, est redevenu une zone de haute tension, entretenant une prime de risque élevée sur le prix du pétrole et perturbant les chaînes d'approvisionnement mondiales. La navigation dans le Golfe et en mer Rouge est restée dangereuse, avec de nouvelles attaques houthies contre des intérêts saoudiens et des navires commerciaux. Le mois d'août a été marqué par une escalade significative. Le 24 août, Washington a lancé son « D-Day économique », imposant des sanctions secondaires massives visant toute entité entretenant des relations commerciales avec l'Iran, tous secteurs confondus — crypto-monnaies, or, aviation, maritime. Cette mesure a été qualifiée par Donald Trump d'« opération économique la plus écrasante jamais entreprise ». Les frappes américaines sur l'île de Larak, bastion des forces des Gardiens de la Révolution, les 30 et 31 août, ont constitué le point culminant de l'escalade militaire, auxquelles l'Iran a répondu par des tirs de missiles balistiques sur des bases américaines en Jordanie. Ce conflit ne se limite plus au seul cadre bilatéral américano-iranien. Le 25 juillet, l'Ukraine a frappé des navires iraniens en mer Caspienne, transportant du matériel militaire à destination de la Russie, illustrant l'imbrication croissante des différents foyers de crise. La pénurie d'intercepteurs de missiles Patriot, dont les stocks ont été épuisés par la guerre avec l'Iran, fragilise par ricochet la défense ukrainienne. Sur le plan diplomatique, d'autres dossiers restent en suspens : les tarifs douaniers de 50 % appliqués aux produits canadiens depuis le 19 août relancent les tensions commerciales nord-américaines, tandis qu'un sommet américano-chinois est attendu le 24 septembre sur les sujets tarifaires, les minéraux critiques et Taiwan. Pour les marchés financiers, le juge de paix reste l'évolution du prix du baril, dont la trajectoire dépend directement de l'issue des négociations en cours — un processus qui demeure, comme au mois de juin, aussi fragile qu'imprévisible.

Les marchés de taux ont connu une remontée généralisée et historique sur l'ensemble de la période, poursuivant le mouvement amorcé dès la fin du mois de juin. Le taux à 10 ans américain a progressé de plus de 30 points de base pour atteindre 4.75 %, des niveaux inédits depuis plusieurs années, tandis que le 30 ans touchait 5.34 %, son plus haut depuis 2007. En Europe, le mouvement a été encore plus marqué : le Bund à 10 ans a gagné près de 50 points de base sur la période pour s'établir à 3.35 %, au plus haut depuis une quinzaine d'années, et l'OAT française à 10 ans a dépassé 4.18 %, un niveau inédit depuis 2008. La dette américaine a franchi pour la première fois le seuil symbolique de 40 000 milliards de dollars.

Plusieurs facteurs structurels se combinent pour expliquer cette dynamique. Le choc pétrolier a alimenté le risque inflationniste. Les discours restrictifs des banques centrales ont renforcé les anticipations de resserrement. Les besoins de financement souverains restent considérables, avec un déficit fédéral américain proche de 6 % du PIB. A cela s'ajoutent les émissions massives des grands acteurs technologiques américains — les hyperscalers de l'IA — dont les volumes d'émissions obligataires ont plus que doublé par rapport à 2025, créant un effet d'éviction sur le marché des dettes de qualité. Le Japon, dont les taux ont retrouvé leurs plus hauts depuis 1997, contribue également à ce mouvement en réduisant l'appétit des investisseurs japonais pour les obligations étrangères. Sur le marché du crédit privé européen, les spreads ont bien résisté malgré la hausse des taux souverains, notamment sur le segment à haut rendement qui a affiché une détente sensible en août, limitant la dégradation de la performance totale.

Sur le front français, le spread OAT/Bund s'est écarté jusqu'à 87.5 points de base, proche de ses plus hauts annuels, sous l'effet de la dégradation des perspectives budgétaires et des incertitudes politiques à l'approche de la rentrée. Paradoxalement, l'agence Fitch a confirmé la note A+ de la dette française, soulignant la résilience institutionnelle du pays, mais ce soutien n'a guère rassuré les marchés sur le fond. La tendance à l'écartement du spread souverain français devrait se poursuivre à mesure que les débats budgétaires et pré-électoraux de 2027 s'intensifient.

Malgré ce contexte dégradé, les niveaux de taux atteints commencent à susciter un regain d'intérêt pour la classe obligataire, notamment sur les maturités longues américaines, dont le potentiel de détente d'ici la fin de l'année semble plus lisible.

Sur les marchés actions, juillet a été le mois de tous les contrastes. La correction des semi-conducteurs a dominé l'actualité boursière : le SOX, l'indice des fabricants de puces, a chuté de 20 % — sa pire performance mensuelle depuis 2008 — après trois mois de hausse exceptionnelle. Ce mouvement a été déclenché par un important débouclage de positions sur fond de valorisations tendues, de questions sur la rentabilité des investissements IA des hyperscalers et, surtout, des progrès chinois dans la maîtrise des équipements de lithographie, remettant en cause la domination occidentale sur ce marché stratégique. Le mois d'août a été marqué par une reprise partielle des marchés mondiaux. Cette hausse a été largement initiée dans les dix premiers jours du mois par les publications de Microsoft et Amazon, qui ont rassuré les investisseurs sur la capacité des hyperscalers à monétiser leurs investissements colossaux dans l'IA. La saison des résultats a été globalement très solide, aux Etats-Unis comme en Europe, touchant tous les compartiments. Elle a entraîné des nouvelles révisions haussières des estimations bénéficiaires et a permis un recul des valorisations des principaux indices. Sur les deux mois, les indices progressent en euro de 2.7 % au Japon, bénéficiant de la faiblesse du yen et de la solidité des résultats des entreprises exportatrices. En Europe, les actions gagnent 1.2 %, portées par la rotation sectorielle vers l'énergie (+9.3 %) et les banques (+6.9 %), qui bénéficient d'un environnement de taux durablement élevés et de résultats semestriels solides. Le CAC 40 a reculé de 0.8 %, pénalisé par la prime de risque politique française, devenant ainsi l'indice le moins performant d'Europe. Le DAX allemand s'est distingué positivement sur les deux mois (+5 %), porté par le redressement de l'industrie. Enfin, les actions ne progressent que de 0.9 % en euro aux Etats-Unis et reculent de 1.8 % dans les pays émergents.

Sur les marchés pétroliers, après la chute spectaculaire de 21 % en juin liée à l'accord irano-américain, le Brent a rebondi de près de 24 % en juillet pour repasser au-dessus de 90 dollars le baril, frôlant brièvement les 100 dollars en cours de mois lors des pics d'escalade militaire. Août a vu une stabilisation relative, le Brent terminant le mois en légère hausse à 90.5 dollars, mais ce calme de surface masque un rebond de 13 % depuis le creux de début août. Depuis le début de l'année, le Brent affiche une hausse de près de 49 %, illustrant l'ampleur du choc d'offre énergétique généré par le conflit. Tant que le détroit d'Ormuz restera partiellement bloqué, la prime géopolitique sur le pétrole devrait se maintenir, limitant la désinflation et compliquant la tâche des banques centrales.

L'or a brillé sur la période, confirmant son statut de valeur refuge dans un environnement de tensions géopolitiques et de défiance monétaire. Après une progression limitée de 1 % en juillet à 4 046 dollars l'once — remarquable compte tenu de la forte hausse des taux réels — le métal jaune a rebondi de près de 10 % en août pour s'établir à 4 438 dollars, porté par la baisse du dollar, les craintes budgétaires aux États-Unis et la stabilisation des taux réels américains. Ce mouvement traduit une défiance croissante envers les actifs monétaires souverains dans un contexte d'endettement public galopant. Le cuivre a lui aussi progressé, signalant la persistance d'une demande industrielle mondiale résiliente, notamment tirée par les investissements liés aux infrastructures énergétiques et à l'IA.

Quelles perspectives pour les marchés financiers à court terme?

Le mois de septembre s'ouvre dans un contexte de grande vigilance. L'issue du conflit au Moyen-Orient reste le facteur déterminant pour l'ensemble des classes d'actifs : toute désescalade durable autour du détroit d'Ormuz constituerait un choc positif majeur sur l'inflation et les taux, tandis qu'une nouvelle escalade militaire pourrait faire repasser le baril au-dessus de 100 dollars avec des effets en chaîne sur les marchés. Sur le plan monétaire, les réunions de la BCE le 10 septembre et du FOMC les 15-16 septembre constitueront les deux rendez-vous pivots de la rentrée. Une hausse de la BCE est acquise à quasiment 100 % ; celle de la Fed reste probable mais non certaine — son éventualité pourrait provoquer une nouvelle correction obligataire et peser sur les marchés actions.

Sur les marchés de taux, les pressions haussières semblent proches d'un plafond. La dynamique macro mondiale résiste bien aux multiples chocs des derniers mois, mais la baisse graduelle attendue du pétrole devrait permettre une décrue de l'inflation en 2027, ouvrant la voie à une détente des taux longs, plus visible en Europe qu'aux États-Unis où le déficit budgétaire structurel continuera d'alimenter les émissions. Un point d'entrée progressif sur les obligations américaines à 10 ans autour de 5 % commence à faire sens pour les investisseurs de long terme.

Sur les marchés actions, la saisonnalité de septembre est historiquement défavorable et les indicateurs techniques sont neutres. Les fondamentaux restent solides — croissance bénéficiaire robuste, révisions à la hausse — mais les valorisations, notamment aux États-Unis, laissent peu de marge d'erreur dans un environnement de taux aussi élevés. Par ailleurs, l’échéance des élections de mi-mandat aux Etats-Unis se rapproche. Cela peut inciter le président Trump à relancer des négociations avec l’Iran pour alléger les tensions sur le pétrole et les marchés financiers afin de conserver sa majorité au Congrès.

La prudence invite à privilégier la diversification géographique et sectorielle, avec un biais en faveur des secteurs Value en Europe (financières, énergie, produits de base) au détriment des valeurs de croissance dont les valorisations restent tendues. La France demeure l'angle mort de la zone euro, avec une prime de risque budgétaire et politique qui devrait s'accentuer à mesure que le calendrier pré-électoral de 2027 se rapproche. L'or conserve toute sa pertinence comme couverture contre les risques budgétaires et de dérapage inflationniste dans ce contexte incertain.

En résumé, l’hypothèse la plus réaliste nous semble être celle de marchés toujours hésitants, conservant leur allure haussière de moyen terme, avec un risque de correction modérée. Malgré la détente de leur valorisation, les actions américaines et technologiques pourraient rester sous pression et laisser le champ libre au rebond des actions européennes. Il faut continuer à profiter des replis des indices, en particulier européens dans un premier temps, puis américains dans un deuxième temps, pour renforcer le poids des actions des portefeuilles encore sous-investis ou réaliser des arbitrages vers des valeurs délaissées.

Nous avons abaissé nos prévisions sur les indices français et japonais pour fin décembre et juin 2027 et laissé inchangés celles des indices américains et européens. Aux cours actuels, le potentiel d’appréciation pour la fin d’année est d’environ 3 % pour les actions européennes et 1 % pour les actions américaines et japonaises. A juin 2027, il est respectivement de 6 %, 3 % et 4 %.

Nous conservons une opinion Neutre à court terme sur les actions avec une légère sous-pondération sur les actions américaines et une légère surpondération sur les actions européennes et asiatiques. Nous maintenons une note Surpondérer à moyen terme sur les actions, en particulier sur ces trois zones géographiques. Nous devenons prudents sur les actions françaises au vu du contexte politique.

Sur les produits de taux, les tendances se sont sensiblement dégradées depuis deux mois. Aussi, nous avons réduit notre opinion à court terme à Sous-pondérer et restons Neutre à moyen terme. Seules les obligations à haut rendement européennes restent notées Surpondérer à moyen terme. A court terme, nous adoptons une position Sous-pondérer sur les emprunts d’Etat européens et sur les obligations privées les mieux notées (Investment Grade).

Lors de notre dernier comité d’allocation d’actifs mi-juillet, nous avons réduit le poids des actions de 54.5 % à 52.8 %. L’allègement a porté sur les actions américaines et européennes. En parallèle, la part des sicav monétaires a été rehaussée et plus modestement celle des produits de taux et de l’or.

Vincent GUENZI
Directeur de la Stratégie d’Investissement
 
Achevé de rédiger le 10 septembre 2026


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Cette page a été publiée le 11/09/2026