Donald Trump a finalement repoussé l’échéance du cessez-le-feu. Le détroit d’Ormuz devrait toutefois rester bloqué tant qu’aucun accord n’aura été trouvé entre Washington et Téhéran. Washington a affirmé durcir son blocus maritime contre l’Iran, en assurant contrôler les mouvements de navires et avoir refoulé ou saisi plusieurs bâtiments liés à Téhéran. Le Pentagone a précisé que ce dispositif avait vocation à s’élargir et que des moyens supplémentaires pourraient être engagés. En parallèle, des tirs iraniens contre des navires ont également été reportés. Le centre de gravité du conflit se situe donc désormais en mer, ce qui continue de pousser les prix du pétrole à la hausse. Concernant les négociations, celles-ci avancent peu. La délégation diplomatique iranienne, conduite par le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi, a quitté le Pakistan pour rejoindre la Russie. Aucune solution diplomatique n’a donc encore été trouvée à ce stade. L’Iran reste sur sa position concernant le nucléaire. Dans le même temps, Washington conserve une ligne particulièrement ferme. Le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, a répété que l’Iran devait accepter un accord jugé satisfaisant par les États-Unis et a souligné que le blocus pouvait encore être renforcé. Le message américain reste inchangé, la pression peut durer, alors que le temps joue davantage contre une économie iranienne qui continue de s’affaiblir. Les marchés américains sont restés confiants quant à une issue diplomatique de ce conflit, le S&P 500 progressant à nouveau de 0,55 %, menée par les valeurs technologiques, tandis que l’Europe semble plus prudente, comme en témoigne le STOXX Europe 600, en baisse de 2,54 % sur la semaine.