Impasse diplomatique persistante…

L’impasse diplomatique autour du conflit en Iran se prolonge. Les discussions entre les États‑Unis et l’Iran n’ont enregistré aucune avancée, chaque camp maintenant des positions difficilement conciliables. Cette absence de progrès retarde toujours la réouverture du détroit d’Hormuz. Le risque géopolitique demeure donc élevé, même si les marchés continuent d’y accorder une prime de risque étonnamment faible. La semaine dernière a également été marquée par la rencontre entre Xi Jinping et Donald Trump. Si les deux dirigeants ont affiché une volonté de dialogue sur plusieurs dossiers sensibles, notamment la sécurité au Moyen‑Orient, Taiwan, le commerce, aucune mesure concrète n’a été annoncée. L’objectif semblait davantage de stabiliser la relation bilatérale que de résoudre les points de friction majeurs. L’autre événement important de la semaine a été la passation de pouvoir à la tête de la Fed, Jerome Powell cédant la place à Kevin Warsh. Le nouveau président du FOMC prend ses fonctions dans un contexte délicat, marqué par un nouveau choc inflationniste, tandis que Donald Trump devrait continuer de faire pression pour obtenir une baisse des taux. Les taux souverains ont d’ailleurs poursuivi leur progression et les prix du pétrole ont de nouveau augmenté. Dans cet environnement complexe, les marchés évoluent toujours à deux vitesses : les États‑Unis enchaînent les records, portés par la technologie et de solides résultats, tandis que l’Europe peine davantage. Cette divergence s’est encore illustrée cette semaine, avec un S&P 500 en légère hausse (+0,13 %) et un STOXX Europe 600 en repli (‑0,85 %).

Dorian Foulon

Cette page a été publiée le 18/05/2026