Environnement géopolitique toujours très incertain…

Le flou se poursuit à l’entame de la cinquième semaine du conflit au Moyen-Orient. Donald Trump continue de souffler le chaud et le froid, annonçant un jour un durcissement majeur contre l’Iran, puis laissant entendre, le lendemain, que les négociations avancent dans la bonne direction. Ce double discours entretient une forte incertitude sur l’issue à court terme de la crise. En début de semaine dernière, le président américain a ainsi repoussé de quelques jours d’éventuelles frappes visant des infrastructures énergétiques iraniennes, en affirmant que des discussions étaient en cours. Cette annonce a brièvement rassuré les marchés lundi dernier, en nourrissant l’espoir d’une désescalade. Mais cet apaisement n’a été que de courte durée, l’Iran ayant affirmé qu’aucune négociation était en cours. Par la suite, les déclarations américaines et iraniennes sont restées très contradictoires, alimentant à nouveau la nervosité des investisseurs et une forte volatilité sur les marchés. Le 25 mars, Téhéran a indiqué que les navires jugés “non hostiles” pouvaient de nouveau transiter, sous certaines conditions. Il s’agit d’un élément nouveau, car la situation semble être passée d’une logique de quasi-blocage à une logique de contrôle sélectif du détroit, sans pour autant marquer un véritable retour à la normale. Cette évolution reste donc fragile et ne suffit pas à dissiper les craintes sur l’approvisionnement énergétique mondial. Cela a donc continué de peser sur l’offre de pétrole et les prix du pétrole ont poursuivi leur progression, dépassant même désormais les 110 dollars le baril. Cette hausse continue d’accentuer la pression sur les économies mondiales, en ravivant les inquiétudes inflationnistes et en compliquant la tâche des banques centrales. Dans ce contexte, les taux d’intérêt ont eux aussi continué de progresser au cours de la semaine. Les marchés boursiers américains ont, eux, accentué leurs pertes. Ils avaient jusqu’ici mieux résisté, mais sous-performent sur les derniers jours. Le S&P 500 recule de 2,12 % sur la semaine, tandis que l’Europe tente de rebondir timidement, le STOXX Europe 600 progressant de 0,35 %.

 

Dorian Foulon

Cette page a été publiée le 30/03/2026