Le début de semaine dernière avait été marquée par une nette amélioration du contexte géopolitique, alimentée par plusieurs annonces jugées encourageantes par les marchés. Selon différentes déclarations, l’Iran aurait accepté de livrer son uranium aux États-Unis, tandis que Donald Trump avait évoqué la mise en place d’un « partenariat » entre les deux pays afin de récupérer les stocks d’uranium restants. Téhéran avait également indiqué autoriser la réouverture du détroit d’Ormuz, un signal particulièrement important pour les marchés énergétiques mondiaux. Par ailleurs, le cessez-le-feu avait été étendu au Liban, renforçant alors l’impression d’une détente progressive dans la région. Ces éléments avaient été très favorablement accueillis par les marchés, en particulier par le marché pétrolier. Le brut avait ainsi nettement reflué, revenant aux alentours de 88 dollars le baril, dans un contexte d’apaisement des craintes sur l’approvisionnement mondial. Portées par cette détente, les actions, qui avaient déjà amorcé leur rebond depuis deux semaines, avaient accéléré sur la semaine, progressant de 4,54 % pour le S&P 500 et de 1,91 % pour le STOXX Europe 600. Toutefois, les annonces intervenues ce week-end invitent désormais à davantage de prudence. Les Iraniens ont annoncé la fermeture à nouveau du détroit d’Ormuz, alors que les États-Unis maintiennent leur blocus et ont saisi un cargo iranien. Dans le même temps, la diplomatie iranienne a indiqué qu’aucune nouvelle négociation n’était à ce stade au programme. Cette détérioration récente autour du conflit iranien montre que l’amélioration observée jusque-là restait fragile et réversible. Autrement dit, le soulagement des marchés pourrait n’avoir été que temporaire, alors même que les risques géopolitiques demeurent élevés et susceptibles de raviver rapidement la volatilité sur le pétrole comme sur les actifs risqués.