Désescalade iranienne sur le fil et rupture à la Fed

Les indices ont entamé la semaine dernière dans le vert, dans le sillage de l'accord préliminaire qui avait été signé dans la nuit du dimanche 14 juin. Cependant, en fin de semaine, la rencontre physique qui avait été prévue vendredi entre les délégations iranienne et américaine a été reportée, JD Vance ayant annulé son départ pour la Suisse, la Maison Blanche invoquant la "complexité logistique". Malgré ce report, l'accord-cadre signé électroniquement le 17 juin par Donald Trump et le président iranien Massoud Pezeshkian reste valide. Le Guide suprême Khamenei a déclaré avoir approuvé l'accord, tout en émettant des réserves. Ce weekend a finalement marqué une reprise des discussions. Les délégations américaine et iranienne se sont retrouvées au Bürgenstock, en Suisse, dimanche 21 juin. JD Vance représentait le camp américain, le président du Parlement iranien Mohammad Bagher Ghalibaf le camp iranien, avec le Qatar et le Pakistan comme médiateurs. Les négociations ont été tendues, la délégation iranienne ayant temporairement quitté la table après un message jugé insultant de Donald Trump, avant de reprendre via les médiateurs. Au terme de dix-huit heures d'intenses discussions, les parties se sont accordées sur une feuille de route pour les soixante jours à venir, incluant un comité de haut niveau, des groupes de travail sur le nucléaire, les sanctions et la vérification, ainsi que des mécanismes dédiés au détroit d'Ormuz et à la situation au Liban. Ce matin, la délégation iranienne est rentrée à Téhéran, tandis que les équipes techniques restent en Suisse pour poursuivre les discussions toute la semaine, signe d'avancées réelles mais aussi d'un processus encore fragile. L'autre évènement de la semaine a été celui de la réunion de la Fed, mercredi dernier. La Fed a maintenu ses taux dans la fourchette 3,50 %-3,75 % à l'issue du premier FOMC présidé par Kevin Warsh. Mais c'est le ton qui a retenu l'attention, ferme sur l'inflation et avare en communication. Warsh bouleverse les codes de l'institution en supprimant les objectifs de plein emploi de son communiqué et en créant cinq groupes de travail pour revoir en profondeur la stratégie de la Fed. Les projections sont révisées à la hausse. Les indices finissent la semaine en hausse à +0,93 % pour le S&P 500 et + 0,38 % pour le STOXX Europe 600.

Dorian Foulon

Cette page a été publiée le 22/06/2026