La semaine dernière s'est achevée dans un climat d'amélioration géopolitique, grâce à un éventuel compromis entre les États-Unis et l'Iran, malgré de nouvelles frappes sporadiques de part et d'autre. Cet accord viserait d'une part la prolongation du cessez-le-feu, et d'autre part la poursuite des négociations sur le nucléaire iranien. Plus précisément, le protocole d'accord de 60 jours stipulerait, selon les négociateurs américains, que le passage maritime dans le détroit d'Ormuz serait "sans restriction", initiant ainsi la levée des blocages et blocus tant du côté iranien que du côté américain. Toujours selon les négociateurs américains, le protocole d'accord inclurait un engagement iranien à ne pas chercher à se doter d'une arme nucléaire. De leur côté, les États-Unis s'engageraient à discuter d'un allègement des sanctions et du dégel des fonds iraniens. Ce weekend n'a cependant pas permis d'aboutir à un accord définitif. Les tensions restent vives. Téhéran a frappé un site au Koweït tandis que Washington ciblait des installations iraniennes dans le sud du pays, illustrant la persistance des manifestations de force des deux côtés. Ces développements ont suffi à faire légèrement remonter les cours pétroliers ce lundi, le Brent se maintenant autour de 94 USD le baril, loin des pics récents, mais à un niveau encore trop élevé pour détendre véritablement l'atmosphère. Signe d'une détente néanmoins progressive, Bloomberg a révélé qu'environ un quart des grands pétroliers non-iraniens bloqués dans le Golfe Persique depuis le début du conflit ont réussi à quitter la zone, petit à petit, discrètement. Que cet accord soit définitivement approuvé par les deux camps ou non, les marchés continuent d'aller de l'avant, portés désormais par les évolutions favorables sur l'intelligence artificielle qui continuent de porter la performance boursière notamment aux Etats-Unis. Le S&P 500 clôture la semaine avec de nouveaux records, progressant de +1,43 %, le STOXX Europe 600, lui progresse seulement de + 0,14 % sur la semaine.