La semaine dernière, les tensions autour du Groenland se sont apaisées, après le discours de Donald Trump à Davos dans lequel il a affirmé renoncer à l’annexion du territoire par la force. Il a également annoncé un peu plus tard qu’un accord était en cours, après des discussions fructueuses avec le secrétaire général de l’OTAN, ce qui l’a conduit à annuler ses menaces de hausse de droits de douane prévues à partir du 1er février, tandis que la Commission européenne a levé ses menaces de rétorsion de 93 milliards d’euros. Bien que les contours de l’accord restent flous, cela a permis à l’incertitude commerciale de reculer. Par ailleurs, Volodymyr Zelensky a annoncé dimanche qu’un accord sur des garanties de sécurité pour l’Ukraine avec les États-Unis était entièrement prêt, en attente seulement de la confirmation de la date et du lieu de signature. Ce texte, qui devra être ratifié par le Congrès américain et le Parlement ukrainien, intervient après deux jours de pourparlers entre délégations ukrainiennes, russes et américaines à Abou Dhabi. Ces discussions doivent se poursuivre cette semaine. Si une réelle amélioration géopolitique s’est fait sentir sur plusieurs sujets, le risque d’escalade autour de l’Iran s’est néanmoins accru. En effet, une partie de la flotte américaine, qualifiée d’« armada » par Donald Trump, se repositionne dans le golfe Persique, ce qui laisse penser qu’une frappe sur l’Iran ou un blocus pourrait être imminent. Concernant la Fed, les investisseurs ont trouvé un élément de détente dans le dossier Lisa Cook, les auditions devant la Cour suprême laissant entrevoir une décision favorable au membre du Board d’ici juin. Du côté des indicateurs, l’inflation PCE de novembre est ressortie conforme aux attentes, tandis que la croissance du PIB du troisième trimestre a été révisée à la hausse, à 4,4 %. En Europe, la France a eu recours au 49.3 pour faire adopter le projet de loi de finances 2026, entérinant un déficit public autour de 5 % du PIB, moins ambitieux que les objectifs initialement affichés. Avec la détente du risque lié au Groenland, les marchés sont repartis de l’avant, sans pour autant compenser totalement la baisse entamée en début de semaine. Le S&P 500 termine ainsi en légère baisse, à -0,35 %, tandis que le recul en Europe est plus marqué, le STOXX Europe 600 finissant la semaine à -0,98 %.