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Prix du pétrole, taux longs et dette française vont être les facteurs clés des marchés.

Octobre 2026

Septembre a été marqué par une nouvelle tension sur les marchés obligataires et par un repli limité des actions, sauf en Europe. Faute de désescalade au Moyen-Orient, le Brent est remonté jusqu’à 110 dollars avant de retomber à 98 dollars fin septembre, tandis que la BCE, la Fed et la Banque du Japon ont relevé leurs taux en l’espace de deux semaines. Les taux longs ont atteint des niveaux historiques : le 10 ans américain termine le mois à 5.27 %, et l’OAT française à 4.83 %, avant de s’approcher de 4.9 % début octobre, avec un écart de plus de 140 points de base par rapport au Bund allemand, un plus haut depuis 2012. Sur le mois, les indices MSCI progressent en euro de 3.1 % au Japon, de 1.8 % aux Etats-Unis et de 1.4 % dans les pays émergents, et reculent de 2.5 % en Europe, le CAC 40 cédant 4.4 % sous le poids de l’inquiétude budgétaire française. Aux Etats-Unis, la technologie et l’IA continuent de porter les indices, alors que la confiance des ménages est au plus bas depuis 2014 et que les créations d’emplois de septembre ont fortement déçu. Les résultats d’entreprises demeurent le principal soutien des actions, avec de nouvelles révisions haussières des bénéfices. En ce début d’octobre, la vigilance reste de mise. Le prix du pétrole, la trajectoire des taux longs et le budget français 2027 sont les trois facteurs déterminants. Nous anticipons des marchés actions encore hésitants, préservant leur tendance haussière de moyen terme mais toujours exposés à un risque de correction. Nous avons conservé nos prévisions sur les indices pour fin décembre et juin 2027. Aux cours actuels, le potentiel d’appréciation pour la fin d’année est d’environ 5 % en Europe, nul aux Etats-Unis et -4 % au Japon. A juin 2027, il est respectivement de +8 %, 2 % et -1.5 %. Le potentiel des actions françaises est plus important mais elles sont soumises à un risque plus élevé. Les niveaux atteints en Europe offrent toutefois des points d’entrée intéressants pour investir progressivement, avec sélectivité, le cash disponible dans les portefeuilles insuffisamment exposés. Sur les actions, nous conservons une note Surpondérer à moyen terme et, à court terme, une opinion Neutre : la note des actions américaines est relevée à Neutre, celle des actions européennes abaissée à Neutre, tandis que l’Asie Pacifique reste Surpondérée. Nous demeurons prudents sur les actions françaises et, dans une moindre mesure, italiennes ou espagnoles, au vu du contexte politique. Sur les produits de taux, nous maintenons un avis Sous-pondérer à court terme et Neutre à moyen terme ; seules les obligations à haut rendement européennes restent Surpondérées à moyen terme, mais elles sont Sous-pondérées à court terme, comme celles des Etats-Unis. Cependant, comme pour les actions, la remontée des rendements commence à redonner un attrait pour des investissements à moyen terme, notamment pour des emprunts de bonne qualité, privés ou d’Etat.

Aux Etats-Unis, l'activité reste solide mais le marché du travail s’essouffle. Le PIB du deuxième trimestre a été révisé en hausse à 2.2 % en rythme annualisé, contre 1.5 % initialement et les enquêtes d’activité restent bien orientées. Le marché du travail a en revanche nettement déçu : seulement 29 000 emplois non agricoles ont été créés en septembre contre environ 90 000 attendus, avec des révisions en baisse sur l’été, et le taux de chômage est remonté à 4.2 %. La confiance des ménages s’est effondrée à son plus bas niveau depuis 2014, l’indice du Conference Board revenant à 81.9. L’inflation reste le point délicat : elle est remontée de 3.3 % à 3.4 % en août en glissement annuel et se stabilise à 2.5 % hors alimentation et énergie, bien au-dessus de la cible de 2 %. L’inflation s’est cependant modérée depuis son pic de mai. Ce ralentissement de l’emploi pourrait calmer les ardeurs de hausse de la Fed, sans résoudre la question de l’inflation, alimentée par un pétrole qui reste proche de 100 dollars.

En zone euro, l'activité accélère mais l'inflation repart nettement. Selon les indices de directeurs d’achats, l’expansion s’est accentuée en septembre, l’indice composite atteignant 53, un plus haut de 41 mois, avec une certaine hétérogénéité : 54 en Allemagne, 57 en Espagne, 51 en France et en Italie. Le chômage reste historiquement bas à 6.4 % et les indicateurs de sentiment allemands s’améliorent, mais la production industrielle demeure atone. L'inflation constitue le principal motif d'inquiétude : elle a rebondi de 3.2 % en août à 3.8 % en septembre sous l’effet de l’énergie, alors que l’inflation hors alimentation et énergie reste stable à 2.5 %. La France concentre les craintes. Le gouvernement a présenté son budget 2027, avec un plan d’économies de 54 milliards d’euros, bien supérieur aux 30 milliards envisagés, et un déficit visé à 5.0 % du PIB, alors que le déficit public devrait dériver à 5.4 % contre une cible initiale de 5 %. La dette approche 120 % du PIB, un niveau que Christine Lagarde juge « inquiétant ». Le budget doit encore être adopté par un Parlement fragmenté, dans un contexte électoral qui rend l’exercice très incertain. Le prochain test est la notation de Moody’s, attendue le 23 octobre, avant celui de Standard & Poor’s le 27 novembre.

Au Japon, la normalisation monétaire se poursuit. Le 24 septembre, la Banque du Japon a relevé ses taux directeurs de 25 points de base à 1.25 %, leur plus haut niveau depuis plus de trente ans, alors que l’inflation sous-jacente continue d’accélérer : l’inflation totale se stabilise à 1.9 % et tandis que l’indice hors alimentation et énergie passe de 1.5 % à 1.7 %. L’activité ralentit légèrement, les indices de directeurs d’achats reculant en septembre dans l’industrie comme dans les services, tandis que le revenu des ménages continue de se contracter. Le rendement des obligations d’État japonaises à 10 ans atteint 3.07 %, soit 40 points de base de plus sur le trimestre, contribuant à la remontée généralisée des taux longs mondiaux. Sur le plan boursier, le Nikkei affiche l’une des meilleures performances mondiales (+36.8 % en euro depuis le 1er janvier), bénéficiant d’une dynamique bénéficiaire solide.

Septembre a confirmé l'entrée dans une phase de resserrement monétaire généralisé, les trois grandes banques centrales ayant relevé leurs taux à une semaine d'intervalle. Elles restent tiraillées entre la nécessité de préserver leur crédibilité anti-inflationniste et le risque de peser sur une croissance qui montre ses premiers signes d'essoufflement, notamment aux Etats-Unis.

Côté américain, la Fed a relevé sa fourchette de 25 points de base à 3.75–4 % le 17 septembre, comme l’attendaient les marchés, dans un contexte d’économie plus résiliente que prévu et d’inflation encore installée au-dessus de la cible. Les créations d’emplois de septembre ont depuis effacé une hausse complète des anticipations de taux d’ici avril 2027. Les taux longs n’en ont pas profité : la hausse des taux réels a provoqué une repentification de la courbe, le 2 ans reculant à 4.82 % quand le 10 ans montait à 5.27 %. En toile de fond, Donald Trump continue d'exercer des pressions publiques sur la Fed pour qu'elle baisse ses taux, soulevant des interrogations sérieuses sur l'indépendance de l'institution.

En zone euro, la BCE a relevé son taux de dépôt de 25 points de base à 2.5 % le 10 septembre, sa deuxième hausse en trois mois, et revu en hausse ses projections d’inflation, jugeant les risques toujours mal orientés. Avec une inflation de 3.8 % en septembre, deux hausses supplémentaires restent attendues d’ici avril, même si les anticipations de resserrement se sont un peu réduites. Ailleurs, la Banque d'Angleterre maintient ses taux à 3.75 % tandis que l’Australie, Hong Kong, la Norvège, le Danemark et plusieurs pays émergents les ont relevés de 25 points de base ; seule la Banque du Brésil a procédé à une baisse, témoignant du caractère global du cycle de resserrement.

Aucune désescalade n’est en vue au Moyen-Orient. Après la reprise des hostilités mi-juillet, les sanctions secondaires massives décidées par Washington le 24 août et les frappes sur l’île de Larak fin août, les espoirs de reprise des négociations ont été douchés début octobre : Donald Trump a rejeté la proposition iranienne sur le détroit d’Ormuz, et les Etats-Unis renforcent leur présence militaire dans la région, avec 9000 militaires et un troisième porte-avions. La présence grandissante des Houthis dans le conflit entretient le danger en mer Rouge. Les flux pétroliers via Ormuz se sont toutefois normalisés à environ 80 % de leur niveau d’avant-guerre, mais restent incomplets pour les produits raffinés, et la libération de réserves stratégiques de diesel et de brut par le G7 et l’AIE a permis une légère détente des prix en fin de semaine. Le projet américain d’interdire les exportations de diesel pourrait en revanche raréfier l’offre mondiale, notamment en Europe. Le conflit ne se limite plus au cadre bilatéral : l’Ukraine a frappé des navires iraniens en mer Caspienne fin juillet, et la pénurie d’intercepteurs Patriot fragilise par ricochet la défense ukrainienne. Sur le plan commercial, la visite de Xi Jinping à Washington a débouché sur un apaisement limité : la trêve commerciale n’a été prolongée que de deux mois, jusqu’en janvier 2027, contre six mois espérés, et les tensions sur les tarifs douaniers, les semi-conducteurs et les terres rares demeurent. Les droits de douane de 50 % appliqués aux produits canadiens depuis le 19 août continuent par ailleurs de peser sur les relations nord-américaines. Pour les marchés financiers, le juge de paix reste le prix du baril, dont la trajectoire dépend de négociations aussi fragiles qu'imprévisibles.

Les marchés de taux ont connu en septembre une nouvelle remontée généralisée, poursuivant le mouvement amorcé fin juin. Sur le mois, le taux à 10 ans américain a gagné 53 points de base pour atteindre 5.27 %, tandis que le 2 ans s’établit à 4.82 %. En Europe, le mouvement est encore plus marqué : le Bund à 10 ans termine à 3.58 % (+25 points de base sur le trimestre) et l’OAT à 4.83 % (+66 points de base), avant de s’approcher de 4.9 % début octobre. Les emprunts d’Etats de la zone euro ont perdu 2.1 % sur le mois, et 3.5 % pour les maturités de 10 à 15 ans. Le crédit n’a pas été épargné : les spreads s’écartent nettement, surtout sur le haut rendement, et les CDS bancaires atteignent leur plus haut niveau depuis avril 2025.

Plusieurs facteurs se combinent pour alimenter cette dynamique. Le choc pétrolier alimente le risque inflationniste, et la résilience de l’activité nourrit la crainte d’un durcissement monétaire plus durable. Les trajectoires budgétaires des Etats inquiètent, en premier lieu en France. S’y ajoutent les émissions massives des hyperscalers de l’IA, dont les levées de dette ont atteint environ 150 milliards de dollars au premier semestre, soit le triple de 2025, et la hausse des rendements japonais, qui réduit l’appétit des investisseurs nippons pour les obligations étrangères. Le seuil de 5.5 % sur le 10 ans américain, au-delà duquel la prime de risque des actions américaines tomberait sous 3 %, est désormais le niveau à surveiller.

Sur le front français, l’écart OAT/Bund s’est élargi à plus de 140 points de base début octobre, et jusqu’à 150 points de base en séance, un niveau inédit depuis la crise de 2012, sous l’effet du dérapage budgétaire attendu et des incertitudes politiques. Le plan d’économies présenté pour 2027 n’a pas rassuré les marchés, qui sanctionnent par avance un budget dont l’adoption demeure incertaine. La notation de Moody’s, attendue le 23 octobre, constitue la prochaine échéance, dans un contexte où les débats budgétaires et pré-électoraux de 2027 vont s’intensifier.

Malgré ce contexte dégradé, les niveaux de taux atteints commencent à susciter un regain d’intérêt pour la classe obligataire, mais la prudence doit l’emporter tant que les tendances négatives ne sont pas stabilisées. Des positions à moyen terme peuvent toutefois être constituées très progressivement, notamment sur du crédit Investment Grade de qualité offrant du portage.

Sur les marchés actions, septembre a été un mois de repli modéré, avec de fortes divergences. Les hostilités entre l’Iran et les Etats-Unis, la hausse du baril et le relèvement des taux directeurs des grandes banques centrales ont pesé sur les marchés obligataires, mais les actions ont plutôt bien résisté, à l’exception des actions européennes, pénalisées par l’inquiétude sur les finances publiques françaises. Aux Etats-Unis, la thématique de l’IA continue de porter les indices : en dollar, le Nasdaq progresse de 1.9 % % quand le S&P 500 recule de 0.5 %, et les indices équipondérés affichent une sous-performance indiquant une progression concentrée sur un nombre limité de valeurs. L’indicateur de bulle des Cahiers Verts de l’Economie reste au plus haut du cycle, et la prime de risque des actions américaines s’est comprimée de 3.6 % à 3.2 %, proche de ses points bas de dix ans. Les résultats restent le principal moteur - les estimations de bénéfices 2026 ont de nouveau été relevées, à environ 32 % de croissance aux Etats-Unis et 20 % en Europe - et le PER à 12 mois recule à 19.1 aux Etats-Unis et à 14 en Europe, proche de sa moyenne historique.

En Europe, le Stoxx 600 recule de 2.5 % sur le mois et ne gagne plus que 7.2 % depuis le début de l’année. Le CAC 40 cède 4.4 % en septembre, pénalisé par la prime de risque politique et par les banques, qui ont reculé de plus de 5.4 % depuis le début de ce mois. Seuls l’énergie (+2.8 %) et la technologie (+2.0 %) progressent sur le mois, alors que les secteurs sensibles à la hausse des taux, comme l’immobilier (-7.2 %) et les services financiers (-7.1 %), ou à l’activité, comme les produits de base (-6.7 %), reculent nettement. Quatre secteurs européens seulement restent en tendance haussière : technologie, pétrole et gaz, banques et produits de base. Au Japon, le Nikkei progresse de 0.7 % en yen (+4.6 % en euro), tandis que les marchés émergents sont tirés par l’Asie des semi-conducteurs, les exportations coréennes bondissant de 83.5 % sur un an.

Sur les marchés pétroliers, le Brent a retrouvé en septembre le niveau de 110 dollars avant de se replier à 98 dollars, soit un gain de 8.3 % sur le mois et de près de 60 % depuis le 1er janvier. Il se stabilise depuis autour de 100 dollars, la libération de réserves stratégiques n’ayant permis qu’une détente limitée en fin de semaine. Tant que le détroit d’Ormuz restera partiellement bloqué, la prime géopolitique devrait se maintenir, limitant la désinflation et compliquant la tâche des banques centrales. Une rechute ultérieure vers 85 dollars fin 2026 puis 65 dollars fin 2027 pourrait intervenir sous réserve d’une normalisation du détroit d’Ormuz.

L'or a nettement reculé, pénalisé par la hausse des taux réels et l’appréciation du dollar. Il perd 8.5 % en septembre pour s’établir à 4 176 dollars l’once. Les métaux industriels ont également reculé sous la pression des taux d’intérêt (-0.9 % sur le mois, mais +11 % sur un an), et seul le baril échappe à la baisse générale des matières premières. L’euro s’est replié face à quasiment toutes les devises, vers 1.12-1.13 dollar, sur fond de craintes politiques en France et en Allemagne et d’endettement croissant.

Quelles perspectives pour les marchés financiers à court terme?

Le mois d’octobre s’ouvre dans un contexte de maintien d’une grande vigilance . L’issue du conflit au Moyen-Orient reste le facteur décisif pour l’ensemble des classes d’actifs par son influence sur l’inflation et les taux, avec des effets en chaîne sur les marchés. Les rendez-vous de l’automne sont nombreux : saison des résultats du troisième trimestre, prochaines données d’inflation et d’emploi américaines, notation de Moody’s sur la France le 23 octobre, vote du budget français, puis notation de Standard & Poor’s le 27 novembre. Une poursuite de la hausse des taux longs au-delà du seuil de 5.5 % sur le 10 ans américain pourrait provoquer une nouvelle correction obligataire et peser sur les marchés actions.

Sur les marchés de taux, les pressions haussières semblent proches d’un plafond, mais elles ne sont pas encore stabilisées. Le risque de hausse supplémentaire à très court terme paraît s’atténuer et nous espérons qu’une accalmie du prix du pétrole et une atténuation des débouclements de positions spéculatives permettront un léger repli des taux longs. Une détente plus prononcée ne devrait intervenir qu’en 2027. Un point d’entrée progressif sur les obligations américaines à 10 ans commence à faire sens pour les investisseurs de long terme.

Sur les marchés actions, la dynamique des bénéfices reste le principal soutien, mais le contexte de taux limite le potentiel. Les révisions haussières se poursuivent, concentrées sur la technologie et l’IA, alors que les valorisations américaines laissent peu de marge d’erreur. Les analystes techniques jugent la tendance haussière américaine intacte tant que les supports clés tiennent, mais soulignent l’étroitesse du marché. En Europe, la correction est largement avancée. Par ailleurs, l’échéance des élections de mi-mandat aux Etats-Unis se rapproche. Cela peut inciter le président Trump à relancer des négociations avec l’Iran pour alléger les tensions sur le pétrole et les marchés financiers et ainsi conserver sa majorité au Congrès.

La prudence invite à privilégier la diversification géographique et sectorielle, avec un biais en faveur des secteurs Value en Europe (banques, énergie, produits de base) et de la technologie aux Etats-Unis. La France demeure l'angle mort de la zone euro, avec une prime de risque budgétaire et politique qui devrait s’accentuer à mesure que le calendrier pré-électoral de 2027 se rapproche. Les corrections déjà réalisées nous paraissent suffisantes pour l’instant, sans vente agressive, les grandes valeurs internationales et peu endettées de l’indice restant résilientes. L'or reste une couverture contre les risques budgétaires, malgré sa correction récente.

En résumé, l’hypothèse la plus réaliste nous semble toujours être celle de marchés actions hésitants, conservant leur allure haussière de moyen terme, avec un risque de correction modérée. Malgré la détente de leur valorisation, les actions américaines et technologiques restent exposées à la hausse des taux à court terme. En Europe, les niveaux atteints offrent des points d’entrée intéressants pour investir progressivement le cash disponible, avec sélectivité, pour renforcer le poids des actions des portefeuilles encore sous-investis ou réaliser des arbitrages vers des valeurs délaissées, en privilégiant les valeurs internationales de qualité et peu endettées.

Nous avons conservé nos prévisions sur les indices pour fin décembre et juin 2027. Aux cours actuels, le potentiel d’appréciation pour la fin d’année est d’environ 5 % en Europe, nul aux Etats-Unis et -4 % au Japon. A juin 2027, il est respectivement de +8 %, 2 % et -1.5 %. Le potentiel des actions françaises est plus important mais elles sont soumises à un risque plus élevé.

Nous conservons une opinion Neutre à court terme sur les actions en relevant à Neutre la note des actions américaines et en abaissant à Neutre celle des actions européennes . Nous maintenons une note Surpondérer sur les actions d’Asie Pacifique. La note à moyen terme reste inchangée sur les actions, en particulier sur ces trois zones géographiques. Nous restons prudents sur les actions françaises et, dans une moindre mesure, italiennes ou espagnoles, au vu du contexte politique.

Sur les produits de taux, les tendances se sont encore dégradées depuis le mois dernier. Aussi, nous maintenons notre opinion à court terme à Sous-pondérer et restons Neutre à moyen terme. Seules les obligations à haut rendement européennes restent notées Surpondérer à moyen terme, mais Sous-pondérer à court terme. Nous avons aussi abaissé à Sous-pondérer à court terme les obligations privées à haut rendement en Europe et aux Etats-Unis.

Lors de notre dernier comité d’allocation d’actifs début octobre, nous avons réduit le poids des actions de 53.1 % à 52.1 %. L’allègement a porté sur les actions américaines et émergentes. Des arbitrages ont augmenté le poids des pays européens du Nord aux dépens de ceux du Sud. En parallèle, la part des produits de taux a été rehaussée (en particulier

Vincent GUENZI
Directeur de la Stratégie d’Investissement
 
Achevé de rédiger le 09 octobre 2026


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Cette page a été publiée le 12/10/2026